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Comment fabrique-t-on un KATANA à Québec?

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Pour fabriquer un katana, je dois me procurer pour quelques centaines de dollars de matériaux et de fournitures d’atelier. Puis, ça prendra de 300 à 400 heures de travail pour produire une pièce maitresse comme celle sur la photo. C’est sans doute pourquoi très peu de couteliers d’art en produise.

Contrairement au procédé traditionnel japonais, la méthode de fabrication de lame procède par enlèvement de la matière plutôt qu’avec une forge. La lame, façonnée dans un alliage appropriée, est soumise à un traitement thermique intégral qui lui donnera force et flexibilité. D’ailleurs lorsque la lame revient de la trempe, je coince une extrémité dans un étau et je la plie à au moins 90 degrés, puis je la relâche soudainement. Contrairement à un sabre japonais traditionnel, la lame ne se brisera pas et elle reprendra instantanément sa forme initiale.

Le KATANA, daito, o’dachi ou nihonto, emblème de la caste des samouraïs, est un sabre de plus de 60 cm, soit une arme blanche courbe à un seul tranchant. L’ensemble katana et sa version plus courte que l’on appelle wakizashi constituent le daisho. Le katana est une arme de taille (dont on utilise le tranchant) et d’estoc (dont on utilise la pointe). Sa production dépasse celle du tachi pendant l’époque de Muromachi (après 1392). Le katana se porte glissé dans l’obi (la ceinture) tranchant vers le haut, à la différence du tachi, l’épée de cavalerie. Le katana a une taille de lame supérieure à 2 shakus (2 fois 30,2 cm) soit plus de 60 cm, mais cette longueur peut varier selon les périodes et techniques de guerre. Il se manie généralement à deux mains, exception faite de la technique à deux sabres de Musashi Miyamoto, et des techniques impliquant l’utilisation du fourreau. La poignée (tsuka) commence par une garde (tsuba) qui protège la main, et se termine par une extrémité utilisée pour frapper (tsuka-gashira ou kashira). Le poids d’un katana peut varier de 800 grammes à 1300 grammes. Suivant la tradition, les lames de valeur porte leur propre nom.

La lame étant un des éléments du katana, voici une charte de l’apprenti samouraï qui aidera à prendre conscience du nombre de pièces à fabriquer pour obtenir un assemblage complet. Anciennement, un fois l’an, le samouraï devait tresser la poignée de son sabre (tsuka-maki).