Portée thérapeutique de l’AMC

La thérapeutique des arts martiaux


Il s’agit d’une démarche qui se propose d’explorer et de valoriser le rapport entre les arts martiaux et les soins, de même que la portée thérapeutique des arts martiaux; de fait, s’il est généralement admis que les deux domaines sont liés dans une relation de réciprocité, cette approche est encore peu exploitée aujourd’hui.

Selon nous, le temps est venu d’emprunter le pont qui les joint. Notre démarche vise à sensibiliser les gens, ici les thérapeutes, à la prise en charge de leur santé physique et psychologique, ainsi que de leur personne. Elle vise également à promouvoir l’ancrage physique et énergétique des thérapeutes, et à optimiser leur disponibilité au soin grâce à une technologie appelée «coordination corps – esprit».

L’art martial cognitif (AMC) favorise l’accès de chacun à son plein potentiel dans l’instant présent. Il permet ainsi de mettre son corps et son esprit au service de la vie et de s’adapter au mouvement perpétuel des choses en toute clarté d’esprit, ce qui en fait un outil de développement sensoriel (éveil, perception, acuité) essentiel pour les thérapeutes.

Portée thérapeutique de l’AMC


Les techniques et les technologies utilisées en art martial cognitif (AMC) favorisent la santé et le mieux-être, ainsi que l’exécution et la compréhension de processus variés. Les expériences simples et reproductibles présentées dans le cadre des ateliers permettent aux participants d’habiter leur corps pleinement pour accroître leur sensibilité aux mouvements énergétiques, et développer ainsi leurs repères sensoriels.

En outre, elles leur offrent des outils thérapeutiques adaptés et de soutien à leur travail, lesquels leur permettront d’optimiser leur méthode ou technique de façon simple et naturelle, ainsi que d’accroître la qualité de leurs services, de leurs soins.

L’art martial, les soins naturels, la programmation neurolinguistique et autres approches…


À notre connaissance, le lien entre les arts martiaux et les soins naturels est établi depuis très longtemps. De nombreux ouvrages importants, notamment le Bubishi, un livre d’arts martiaux transmis de maître à élève en Chine ancienne, font état des connaissances des maîtres en ce qui touche les herbes médicinales et l’utilisation de méridiens énergétiques et de méthodes pour soigner le corps et les viscères (acupuncture, Shiatsu, Kiatsu, etc.).

De même, ils savaient précisément comment et à quel moment, en effectuant certains gestes, ils étaient susceptibles de les léser gravement, voire même mortellement.

La programmation neurolinguistique (PNL) a été fondée au début des années 1970, soit à l’époque ou Maître Koichi Tohei a élaboré son approche de l’aïkido pratiqué avec Ki, avec le corps et l’esprit coordonnés. Ce qui est fascinant, c’est que le lien entre les deux disciplines est à la fois indirect et très étroit.

La PNL vise à accompagner une personne dans le changement, vers un état favorable. Pour ce faire, la praticienne ou le praticien doit se rendre totalement disponible à l’autre pour établir un rapport avec lui, c’est-à-dire comprendre comment il se représente le monde ou la réalité mentalement. Il doit également décoder les messages de son inconscient, ce qui lui permet de l’aider à induire le changement ou l’état souhaité.

Les techniques de PNL constituent des processus mentaux qui permettent à une personne de modifier ses programmations mentales et de dépasser des paradigmes. Il s’agit donc d’une discipline qui promeut aussi le mieux-être.

En art martial, comme en soins naturels ou en PNL, on s’appuie notamment sur le mouvement, les perceptions et les sensations kinesthésiques pour développer son intuition et se synchroniser avec les ressources de l’inconscient. D’une certaine façon, on retrouve la notion d’accompagnement dans les disciplines à l’étude. Enfin, il convient d’ajouter que toutes ces pratiques requièrent le même état d’esprit.

Somme toute, pratiquer un art martial, c’est aussi apprendre à aller vers l’autre et à l’accueillir; à intérioriser des facteurs externes pour exprimer des potentiels internes; à gérer des émotions, des pensées et des comportements : des éléments tous autant valables en soins et en accompagnement. En conséquence, il convient de considérer les soins et l’accompagnement comme des formes d’art.

Ainsi, des approches fondées sur les lien qui existent entre l’art martial et les processus de développement personnel et thérapeutique trouvent leurs assises dans l’aïkido. C’est le cas notamment de l’AïkiCom[1] de M. Christian Vanhenten, qui aborde la question du point de vue de la PNL, et de l’Art Martial Sensoriel (AMS),[2] une approche issue de l’aïkido, de la gymnastique sensorielle[3] et de la fasciathérapie élaborée en 1992 par Madame Martine De Nardi.

Thérapeutes et intervenants : prendre soin des autres tout en prenant soin de soi


S’appuyant sur la connaissance des quatre principes de coordination corps – esprit et des principes d’aïkido pratiqué avec Ki, les thérapeutes qui participent aux ateliers seront en mesure d’améliorer et d’accroître l’efficacité de leurs gestes correcteurs et la qualité de leurs soins, ce qui leur permettra notamment d’éprouver moins de fatigue et de réduire les risques de blessures associés à de longues heures de travail; de même, ils apprendront comment utiliser les axes de communication énergétique afin de favoriser les échanges et la communication avec le corps de la personne soignée pour répondre à ses besoins prioritaires.

Par exemple, une massothérapeute apprendra à se positionner de façon optimale pour donner un soin, et à utiliser des principes simples pour éviter de créer et maintenir des tensions dans ses mains et ses bras en situation de traitement, ce qui l’aidera grandement dans sa pratique. On observe fréquemment des massothérapeutes qui ont arrêté de donner des soins ou pensent le faire dans les prochaines années en raison de douleurs et de raideurs aux bras ou aux mains.

Outre le travail important sur l’aspect physique lié aux différentes pratiques, les techniques et les technologies enseignées favorisent également le mieux-être psychologique des thérapeutes de façon naturelle en facilitant l’assainissement de leur espace intérieur. Ainsi, lorsqu’on travaille en tant que thérapeute, il est important d’assurer son propre mieux-être pour favoriser celui des autres, de prendre soin de soi pour pouvoir mieux soigner les autres.

En art martial cognitif (AMC) comme dans de nombreux domaines, on soutient que le corps sait ce qui est bon pour lui et qu’il possède toutes les ressources nécessaires à son autorégulation. Notre mandat est ici d’offrir aux thérapeutes des outils simples qui leur permettront de favoriser la connaissance et la stimulation de ces ressources. Développant leur acuité sensorielle et leur sensibilité aux mouvements énergétiques, et donc, leur perception, ils disposeront également d’outils précieux qui favoriseront grandement le succès thérapeutique.

Notons que les techniques et technologies présentées dans le cadre des ateliers peuvent également permettre à des intervenants de tous les milieux et domaines de valider le bien-fondé d’un exercice, d’un choix ou d’une décision, et d’amorcer des processus pour apporter les améliorations souhaitables, le cas échéant.

Dans un contexte thérapeutique, l’AMC s’adresse également aux coaches et accompagnateurs, professeurs et enseignants (en milieu scolaire, Yoga, Pilates, méditation, arts martiaux, etc.), ainsi qu’aux entraîneurs et entraîneurs privés, etc.

Les thérapeutes et les intervenants qui participent aux ateliers se verront offrir des outils simples qui leur permettront de favoriser la connaissance et la stimulation des ressources du corps et de l’esprit. Développant leur acuité sensorielle et leur sensibilité au mouvement, ils disposeront également d’outils précieux qui favoriseront grandement le succès thérapeutique.


[1] VANHENTEN, Christian. Les principes de l’Aïkido Communication – Une approche de bienveillance martiale, 2e édition, Éditeur Chronique Sociale, France, 2017, 244 p. [ISBN : 978-2-36717-314-6].

[2] Art Martial Sensoriel [en ligne], http://www.artmartialsensoriel.org/ams/introduction, site Internet consulté le 3 juillet 2017.

[3] La gymnastique sensorielle est une approche gestuelle qui s’effectue dans les lois physiologiques du corps, comportant des mouvements codifiés et libres, au sein de la Pédagogie Perceptive® fondée par Danis Bois.


 

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