JO, BOKEN, KATANA et RANDORI


1er kata de Joun


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Indices de succès : L’exercice est fluide, c’est-à-dire qu’Il n’y a pas de points d’arrêt dans les mouvements qui s’enchainent. Même si on a l’impression que le Jo s’arrête au point culminant des atémis portés, l’action du poignet doit maintenir la continuité du mouvement en faisant tourner le Jo sur lui-même. Pour y arriver on doit tenir le Jo avec grande légèreté en le contrôlant avec la main arrière.

Le Jo est toujours tenu avec au moins une main et il bouge continuellement. L’exercice débute et se termine au même endroit. Lors des mouvements 1 et 2 le pratiquant doit sortir sur le côté droit pour se placer à l’extérieur d’une ligne d’attaque imaginaire au sabre qui lui serait portée de haut en bas.

Les katas de Jo s’exécutent deux fois de suite. La deuxième séquence s’exécute plus rapidement que la première. Les katas de Jo peuvent aussi être pratiqués en y incorporant de longs déplacements comme dans l’exercice Zenshin Koshin Waza.


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2e kata de Jodeux

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KATANAtrois

Katana, Daito, O’dachi ou Nihonto : (Jap.) Emblème de la caste des samouraïs, le Katana est un sabre de plus de 60 cm, soit une arme blanche courbe à un seul tranchant. L’ensemble Katana et sa version plus courte que l’on appelle Wakizashi constitue le Daisho.

Le Katana est une arme de taille (dont on utilise le tranchant) et d’estoc (dont on utilise la pointe). Sa production dépasse celle du Tachi pendant l’époque de Muromachi (après 1392). Le Katana se porte glissé dans l’Obi (la ceinture) tranchant vers le haut, à la différence du Tachi, l’épée de cavalerie.

Le Katana a une taille de lame supérieure à 2 Shakus (2 fois 30,2 cm) soit plus de 60 cm, mais cette longueur peut varier selon les périodes et techniques de guerre. Il se manie généralement à deux mains, exception faite de la technique à deux sabres de Musashi Miyamoto, et des techniques impliquant l’utilisation du fourreau.

La poignée (Tsuka) commence par une garde (Tsuba) qui protège la main, et se termine par une extrémité utilisée pour frapper (Tsuka-gashira ou Kashira). Le poids d’un Katana peut varier de 800 grammes à 1300 grammes. Suivant la tradition, les lames de valeur porte leur propre nom.


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Théoriquement, il n’y a que des droitiers dans le maniement du sabre japonais (le Katana). Le sabre est tenu devant soi avec un angle léger d’environ 20 degrés dirigeant le tranchant vers la gauche de l’escrimeur.

Cette prise est très naturelle et très relaxée, et elle permet une grande mobilité lorsque maitrisée. L’aiguisage d’un Katana selon les règles de l’art est ajusté de sorte que le fil du tranchant tombe droit au sol lorsque l’escrimeur tient le katana correctement en maintenant cet angle.

Autrement dit, en abattant le katana de haut en bas, en maintenant cette prise, permettra d’exécuter une coupe franche. Si un gaucher tenait le sabre avec l’angle requis pour une prise naturelle, c’est-à-dire en sens contraire d’un droitier, alors le fil du tranchant tomberait de côté, ce qui rendrait la coupe moins efficace en raison d’un manque de cohésion entre la prise du sabre et l’orientation du tranchant.

À moins d’un aiguisage inversé du sabre, les gauchers sont contraints de pratiquer comme les droitiers.


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1er kata de Boken (Maniement du sabre dans huit directions)un

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Indices de succès :

  • Le Boken se tient à deux mains avec la main gauche placée à l’arrière près du pommeau et la main droite placée près de la garde. La main arrière contrôle la direction du Boken en utilisant l’auriculaire.
  • L’exercice est fluide, c’est-à-dire qu’il n’y a pas d’arrêt. Le Ki, puis la pensée, précèdent tous les mouvements.
  • Le sabre est tenu avec grande légèreté (voir section VI.3 – Boken inflexible et vibrations). Lorsque tenu avec un angle léger vers la gauche, le Boken est soulevé vers le haut au-dessus de la tête en maintenant la position des mains et des bras. Ce faisant, le Boken ne sera pas droit au-dessus de la tête, mais sera tenu avec un angle vers la droite de l’escrimeur.
  • Dans les mouvements 1 – 3 – 5 et 7, le sabre est abattu devant soi en abaissant tout d’abord le centre puis en laissant tomber les bras. C’est le poids du sabre qui tombe qui fait la coupe et non la force des bras. En abaissant le centre, même subtilement, on amplifie l’accélération produite par l’effet de la gravité qui est de 9.8 m/s2. Cette manœuvre permet d’obtenir une plus grande vitesse qu’en utilisant la force des bras (testez-le!). Le sabre tombe parallèlement au sol, il n’est pas être ramené vers soi car le Ki serait ainsi dirigé vers l’intérieur au lieu de toujours le diffuser vers l’avant pour protéger l’escrimeur (voir section VII.2 – Diffuser le Ki vers l’avant).
  • Les coups d’estoc des mouvements 2 – 4 – 6 et 8 sont portés en avançant. On ne doit pas revenir en arrière ou observer de rebond avant de les porter. Ces coups sont enchainés en mouvant le corps vers l’avant en glissant sur la boule des pieds. Ce faisant, on doit tourner les mains pour porter les coups d’estoc rectilignes, ceci afin de ne pas corrompre la prise initiale du Boken. Incidemment, lorsqu’on avance en glissant avec la jambe gauche en avant, la paume de la main gauche se retrouvera vers le haut, et inversement.
  • Dans tous les mouvements du kata, le sabre ne se retrouve jamais derrière soi, car le ki doit toujours être diffusé devant soi pour maintenir la coordination corps – esprit. Même dans les mouvements enchainés no. 9 – 10 et 11 – 12, le Boken ne se retrouve pas derrière l’escrimeur, Il ne fait que suivre les mouvements du corps en maintenant la prise adéquate du sabre.

  • Les mouvements du no. 13 impliquent tout d’abord une décapitation imaginaire en avançant, sans forcer. Cette première étape va générer une impulsion que le corps va suivre pour exécuter un tour et trois quarts pour revenir dans la position de départ. Durant cette manœuvre, les bras demeurent relaxés. De cette manière, la force centripète va faire en sorte d’éloigner les bras du corps comme dans l’exercice Udefuri Choyaku Waza. Aussi, les bras demeurent toujours dans le champ de vision du pratiquant.

  • L’exercice débute et se termine au même endroit. Les katas de Boken s’exécutent deux fois de suite. La deuxième séquence s’exécute plus rapidement que la première.


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2e kata de Bokendeux


Indices de succès : Maitriser tout d’abord le 1er Kata de Boken car il renferme les principales difficultés à surmonter dans la pratique du sabre. Le perfectionnement de ces pratiques est sans borne.

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Randoritrois

  • Lorsque le pratiquant maitrise la coordination corps – esprit et de nombreuses techniques martiales, il peut se livrer à l’exercice du Randori. Nage exprimera alors ses connaissances martiales apprises au prix de sa pratique. Dans ce contexte, il devra composer avec des attaques variées et réelles de plusieurs partenaires à la fois. Pour Nage, cette pratique lui enseignera la survie. Cependant, Il s’agit d’une pratique libre, dite souple, et qui doit s’exécuter dans un esprit de progression mutuelle et de respect.
  • Nage (le défendant) doit demeurer calme et maintenir la coordination corps-esprit en tout temps, car dans le cas contraire il sera rapidement confondu par ses attaquants. Il diffuse toujours le ki vers l’avant en se mouvant avec grande légèreté. Il évitera de reculer en se déplaçant plutôt latéralement, ce qui brise les cercles d’attaque. Il doit se concentrer à ne faire qu’une technique à la fois, à 100%, dans une direction, puis enchainer avec la suivante de la même façon, et ainsi de suite.
  • Chaque Uke (l’attaquant) doit maintenir la coordination corps-esprit en tout temps, car dans le cas contraire il pourrait subir de graves blessures. Pour ce faire, Il doit attaquer avec sincérité et ne doit jamais anticiper les techniques de Nage. Aussi, il doit attaquer à une vitesse lui permettant de chuter en toute sécurité, car des attaques à l’aveugle seraient très dangereuses devant un déploiement important de ki de la part de Nage.
  • Uke doit demeurer alerte et se retirer immédiatement après une projection afin d’éviter qu’un un autre Uke ne chute sur lui. Également, Il se protègera en accueillant la projection avec grande légèreté. L’exercice est souvent plus difficile pour les Uke qu’il ne l’est pour Nage.


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