Le Zen des pratiques erronées : ATTENTION…

Il existe sur le “marché” de la spiritualité, une panoplie de techniques et d’approches fondées sur une mercantilisation visant à attirer des personnes en recherche de bien-être et de développement personnel.

Le mercantilisme de la spiritualité fait appel à des saveurs Zen inspirantes, mais qui sont souvent très loin de produire chez le pratiquant une élévation de la conscience et les bienfaits que cela engendre. Les membres de notre Dojo ont évalué, au fil du temps, de nombreuses techniques, Mudras, Mantras, postures (martiales ou non) et positions méditatives.

Basé sur une mesure très objective, soit la capacité d’une personne à maintenir la coordination corps – esprit, il appert que plus de 80% des pratiques spirituelles actuelles circulant dans notre société sont erronées, et même très nuisibles. À l’instar des religions, ces pratiques créent des illusions de bien-être qui permettent de contrôler les pratiquants. L’objectif : les $$$…

Alors, attention aux pratiques erronées !


… Une technique populaire de méditation exécutée dans la position Agura fait appel à une Mudra qui consiste à joindre le majeur et le pouce, de chacune des mains, puis à les laisser reposer sur les cuisses, de chaque côté du corps. Dans notre société, cette Mudra exotique est mercantilisée de diverses façons et on l’associe à la zénitude et à la méditation.

J’ai eu l’occasion de tester la stabilité physique de nombreux pratiquants exécutant cette Mudra et ses variantes, dans leur méditation, et le résultat s’avère toujours le même : soit une absence de coordination corps – esprit. Ceci est causé par une gestuelle active dirigée dans plus d’une direction. Malheureusement, de telles pratiques erronées peuvent conduire à des conséquences catastrophiques sur la santé physique et mentale d’un individu.

En effet, les individus croyant s’améliorer en se livrant à de telles pratiques interrompent le flux de Ki ou d’énergie vitale au lieu de le renouveler. Dans une autre perspective, ils limitent leur conscience au lieu de l’élargir…  Tiré du livre “Ki – LE CHEMIN DE L’ÉVEIL“, p. 222.


Autre exemple : Seiza est la position traditionnelle japonaise consistant à s’agenouiller sur le sol en pliant les jambes en dessous des cuisses, tout en reposant les fesses sur les talons. Les chevilles sont tournées vers l’extérieur du corps dans une forme en « V ».

Le dessus des pieds se retrouve à plat sur le sol et les gros orteils se croisent ou se touchent. Finalement, les fesses sont descendues et trouvent appui sur les talons (ou sur un banc de méditation…).

pour adopter la position Seiza permettant la coordination corps – esprit durant la méditation ou un exercice respiratoire, les orteils doivent obligatoirement se toucher, tests de l’Art martial cognitif (AMC) à l’appui!

Pour démontrer le bien-fondé de cette assertion, un partenaire peut tester la stabilité physique d’une personne assise en position Seiza, tout simplement en lui appliquant d’une main une légère pression directement sur la poitrine (tel qu’illustré).

Si les orteils se touchent, la personne testée révèlera alors une grande stabilité physique (impliquant une profonde stabilité mentale), alors que si les gros orteils ne se touchent pas, elle tombera très facilement avec ce léger test physique, indiquant une rupture de coordination corps – esprit.

Cette instabilité physique, ou rupture de coordination, se produit aussi dans le cas  où un pratiquant utilise une Mudra erronée, comme celle consistant à joindre le pouce et l’index ou le majeur et à laisser reposer le tout sur les cuisses.

Une méditation sans coordination corps – esprit est non seulement inutile, mais peut s’avérer nuisible pour la santé mentale et physique d’une personne en plus de dissiper son énergie vitale…

Ce ne sont pas tous les bancs de méditation, même s’ils ont parfois l’air très Zen, qui permettent que les gros orteils se touchent!


Il existe également des techniques de méditation suggérant de réciter inlassablement un Mantra, c’est-à-dire un mot, une phrase, un son, avec ou sans signification, cherchant à provoquer un état vibratoire qui produira l’union de l’être avec l’énergie cosmique. Par ce rituel, on cherche à atteindre l’objet de la méditation, soit une forme de vacuité, c’est-à-dire l’état par lequel le mental ne sème aucune distorsion entre le Soi (l’être spirituel ou l’être véritable) et la conscience.

Il existe une infinité de Mantras et la seule façon d’en vérifier l’authenticité ou l’efficacité c’est de se livrer à des tests de coordination corps – esprit, c’est-à-dire à des tests de stabilité physique sur une personne en train de les réciter. Si vous vous livrez à un tel exercice, vous serez surpris de constater la faiblesse de telles pratiques.

Par exemple, un Mantra très célèbre, le « Om » (ou : « Aum » une syllabe représentant le son originel, primordial, à partir duquel l’Univers se serait structuré), ne permet pas d’emblée, pour un pratiquant, de maintenir la coordination corps – esprit.

Le dilemme associé aux Mantras c’est qu’ils peuvent insuffler au subconscient de l’information stérile et nuisible tout en maintenant un état de non-coordination, ce qui empêche l’élévation de la conscience.

Dans un autre ordre d’idées, des techniques martiales visant à contrôler physiquement une autre personne impliquent parfois de produire un mouvement d’énergie dans une autre direction ou de «rediriger», par la pensée, le flux de Ki de l’adversaire. Ces processus intangibles fonctionnent admirablement bien lorsque maitrisés. Ainsi, des principes à caractère spirituel, souvent crédibilisés par une mise en marché adéquate ou par le respect de traditions bien ancrées, peuvent arriver à manipuler de la même manière, la pensée d’autrui.

Depuis des temps immémoriaux, de nombreuses sectes, religions officielles et organisations fondamentalistes utilisent cette mécanique en exploitant allègrement l’illusion afin de piéger, sur le plan spirituel, un grand nombre d’individus. Les références spirituelles ainsi véhiculées sont souvent erronées ou incomplètes, et elles sont adaptées afin d’emprisonner l’esprit au lieu d’en initier la libération… Tiré du livre: “Ki – LE CHEMIN DE L’ÉVEIL“, p. 223.

Suivant le principe que l’esprit contrôle le corps, si on capture l’esprit d’une personne on contrôlera son corps et on sera dès lors en mesure de programmer ses comportements…

Shihan Jean-Rock Fortin, M.A.

A propos Shihan Jean-Rock Fortin, M.A.

Globetrotteur par affaires et pour le plaisir, et Orientaliste, je suis instructeur d'arts martiaux (maitre-enseignant de Ki-Aïkido [Shihan] & Art Martial Cognitif [AMC]), Fondateur du Dojo de la Paix Ki-Aïkido-Kaï Québec (2010), "Séancier" de Kiatsu, Coutelier d'art à mes heures (spécialisé dans la fabrication de Katanas modernes), Conférencier et Auteur du livre "Ki - Le Chemin de l'Éveil" (2018). Je suis également Coach de vie et Consultant en développement des organisations et développement durable.

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