Shihan Jean-Rock Fortin, M.A.
Globetrotteur par affaires et pour le plaisir, et Orientaliste, je suis instructeur d'arts martiaux (maitre-enseignant de Ki-Aïkido [Shihan] & Dim-Mak), Fondateur du Dojo du Nouveau Monde (2010), "Séancier" de Kiatsu, Métatronicien, Radiesthésiste, Coutelier d'art, Conférencier et Auteur du livre "Ki - Le Chemin de l'Éveil" (2018). Je suis également Consultant stratégique en évolution et prospérité des personnes et des organisations.

Le sens véritable de l’Aïkido selon les grands maîtres d’arts martiaux

Sensei Koretoshi Maruyama, Fondateur de l’Aikido Yuishinkai nous explique le sens véritable de l’Aïkido (traduction libre de Jean-Rock Fortin)…

… Dans l’ancien Japon, le Bujutsu (arts martiaux) et les fêtes religieuses étaient considérés comme la même chose. La politique était également considérée comme identique aux fêtes religieuses. C’est pourquoi au Japon, la politique est aussi connue sous le nom de Matsurigoto (festival business). Les anciens ancêtres du peuple japonais ont toujours vécu aux côtés de leurs dieux.

Dans l’Antiquité, au Japon, le Bujutsu (arts martiaux) était considéré comme un moyen d’apaiser l’âme d’une autre personne…

Cela fait référence à l’élimination de l’esprit de combat de l’autre personne par le biais de Kotodama (vibrations manifestant l’énergie [le Ki]). Le fondateur disait toujours : « L’Aïkido signifie éliminer l’esprit combatif de l’autre personne ».

Après la Seconde Guerre mondiale, le fondateur a ressuscité l’Aikido en tant qu’«art martial de la connexion». Le fondateur, Morihei Ueshiba, croyait que le conflit était survenu parce que des personnes avaient oublié leur véritable état d’être.

En d’autres termes, ce que vous gagnez grâce à l’Aïkido n’est pas la capacité de gagner des combats, mais la capacité de transcender le monde des combats. Une fois qu’une personne fait cela, elle retourne à son véritable état d’être, sans être dérangée. Aujourd’hui, de nombreux problèmes se posent au monde. Ces problèmes sont dus à la séparation du corps et de l’âme…


Sensei Koretoshi Maruyama est aussi l’auteur du livre « Aikido with Ki » (1984), alors qu’il étudiait sous la gouverne de Doshu Koichi Tohei. Voici une traduction libre de l’introduction du livre par Maitre Tohei:

Le fondateur de l’Aïkido, Morihei Ueshiba, était mon maître. Il est né en 1885 et a pratiqué de nombreux arts martiaux depuis son enfance. Enfin, il a appris le Daitoryu-jujitsu auprès de Maître Sokaku Takeda. Plus tard, il est devenu croyant à Omotokyo, une religion Shinto nouvellement créée à cette époque.

Il nous a souvent dit qu’il était arrivé à la réalisation de soi lors de la pratique de l’Omotokyo. À cette époque, il a fondé l’Aiki-Budo. Après la Seconde Guerre mondiale, il changea ce nom pour Aïkido puisque le mot « Bu » pouvait à tort être considéré comme guerrier ou envahissant.

L’Aïkido signifie littéralement la Voie de s’unir avec le Ki. Ki signifiant l’univers absolu. Ainsi, l’Aikido signifie de ne faire qu’un avec l’Univers. Avant de devenir un avec l’Univers, on doit d’abord unifier le corps et l’esprit.

Si l’esprit et le corps sont séparés, il est alors impossible de devenir un avec l’Univers. Maître Ueshiba utilisait souvent des expressions telles que « KI NO NAGARE » (le flux du Ki) et « KI MUSUBI » (l’harmonie du Ki), mais il ne parlait que du texte de l’Omotokyo ou utilisait les noms des dieux.

Il n’a jamais expliqué ce qu’était le Ki ou comment le comprendre. Il a seulement exprimé le fonctionnement de Ki à travers ses techniques belles et puissantes.

Après son décès en 1969, ses disciples ne pratiquaient que les techniques de l’Aïkido, oubliant les principes du Ki ou le fonctionnement du Ki que l’on ne peut pas voir. J’ai toujours enseigné le « développement du Ki », c’est-à-dire un moyen d’unifier le corps et l’esprit pour ne faire qu’un avec le Ki de l’Univers.

Cependant, d’autres instructeurs ne pouvaient pas comprendre le Ki. Ainsi, j’ai créé le Shin-Shin Toitsu Aïkido (Aïkido avec un corps et esprit unifiés) en 1975. Cette fois, mon successeur, Koretoshi Maruyama, a écrit un livre sur l’Aïkido basé sur sa longue formation et son expérience de l’enseignement au Japon et à l’extérieur.

De nombreux pays ont des problématiques de violence à l’école et de résistance de la part des jeunes, mais pratiquement personne n’a proposé de solution à ce problème. Le XXIe siècle sera sur les épaules de ces jeunes élèves. Il y a ceux qui essaient d’établir une philosophie unique pour contrôler la société. En cela, il y a un danger de fascisme.

Cependant, enseigner les principes de l’Univers ne cause aucun préjudice. Les quatre principes de base pour unifier le corps et l’esprit sont des principes que tout le monde peut comprendre. Naturellement, le Shin-Shin Toitsu Aïkido, qui repose sur les quatre principes de base, est également un principe de l’Univers.

Ainsi, enseigner le Shin-Shin Toitsu Aïkido n’est pas imposer une philosophie à d’autres, mais un moyen par lequel chaque personne peut retourner dans l’Univers.

M. Maruyama a conçu le programme de Ki-Aïkido afin que les instructeurs puissent l’enseigner aux élèves dans les écoles. Naturellement, l’unification de l’esprit et du corps est un moyen que les hommes d’affaires, les artistes, les sportifs et toute autre personne peuvent appliquer dans leur vie quotidienne.

Cela peut aussi aider les malades et les malheureux. Mais cette fois, il a particulièrement insisté sur l’éducation des jeunes. J’espère que tous les enseignants, parents et étudiants liront ce livre.


Et voici la traduction libre de la préface du livre par Koretoshi Maruyama:

Mon professeur, Koichi Tohei, a compris que le corps et l’esprit ne font qu’un. Après une formation longue et difficile, il a établi les quatre principes universels de base pour unifier le corps et l’esprit, ceci afin de communiquer cette compréhension aux autres. Ces principes et leur application à l’art de l’Aïkido Shin-Shin Toitsu seront expliqués dans ce livre.

Lorsqu’il est pratiqué avec la coordination corps – esprit, l’Aikido est un art qui permet de diriger les autres librement en utilisant ces mêmes principes. Maître Koichi Tohei a écrit sur ce sujet. Ce livre espère démontrer que l’Aikido est un art fondé sur l’unification du corps et de l’esprit. Sans cette fondation, il est impossible d’apprendre vraiment l’Aikido.

Nous avons beaucoup de problèmes aujourd’hui en éducation. La violence dans les écoles augmente à un rythme alarmant. L’aïkido peut contribuer à résoudre ce problème et améliorer ainsi la qualité de l’éducation. Les enseignants et les élèves doivent soigneusement considérer qu’avant de contrôler les autres, on doit posséder la maitrise de soi-même.

Nous devons être assez fort pour vivre calmement en toutes circonstances. L’auteur espère que ce livre guidera les enseignants et les jeunes dans la coordination corps – esprit. C’est seulement grâce à cette compréhension que nous pourrons mettre fin au problème de la violence dans nos écoles.



 

Cha-no-yu — La cérémonie japonaise du thé

La saveur du moment présent…


ORIGINE

La cérémonie du thé porte en japonais le nom de Cha-no-yu (aussi Chado ou Sado), qui signifie littéralement «l’eau chaude du thé». C’est de la Chine que fut importée au XIIIe siècle la consommation du thé pour des fins autres que thérapeutiques, habitude qui fut introduite au Japon par des moines Zen. Ces derniers qui y trouvaient un stimulant pour leur permettre de garder l’éveil durant les longues méditations (Zazen) de leur maitre Bodhidharma qui se nomme Daruma en japonais.

À la suite d’un long processus d’adaptation de cette pratique au caractère et au mode de vie japonais, on a vu se développer graduellement les préceptes du Chado, qui constitue la Voie du thé.

Cette discipline spirituelle cherche à parvenir au Wabi, état dans lequel on retrouve la sérénité et le calme de l’âme dans une simplicité extrême. C’est au XVIe siècle que le prête Zen Juko et Sen no Rikyu (1520-1591), grand maître du thé du général Toyotomi Hideyoshi, fixèrent définitivement les règles du Cha-no-yu. C’est au cours du XIIIe siècle que les samouraïs commencèrent à préparer et à boire le Matcha.

L’esprit de la pratique purifié, il donna aux rites une simplicité essentielle, valable encore de nos jours. On y relève l’influence inattendue du christianisme qu’introduisit François-Xavier sur l’archipel : on dit que les gestes de purification des récipients et des ustensiles ont été inspirés par le cérémonial de la messe. Tout comme pour l’Aïkido, le Cha-no-yu est vu telle une pratique religieuse par les adeptes.


ESSENCE DU CHA-NO-YU

Nulle part ailleurs qu’au Japon l’acte de préparer et de boire du thé n’a acquis une signification aussi grande, tant par son influence sur l’esthétique que par le rôle de code de savoir-vivre que joue ce rituel, avec ses variantes subtiles qu’enseignent différentes écoles.

La cérémonie du thé n’est pas un rituel destiné à rappeler un quelconque événement. Elle prend plutôt prétexte d’une situation très simple pour rechercher une élévation spirituelle : une hôtesse, ou un hôte reçoit des invités et leur prépare du thé et le sert en observant une étiquette prescrite.

Les participants doivent être en mesure d’apprécier les petits détails dans les grandes choses, de même qu’à percevoir la grandeur dans les gestes les plus humbles. Cet art de vivre a eu une influence profonde sur toutes les formes d’art pratiquées au Japon depuis le XVIe siècle.

En effet, la recherche esthétique en général, l’art du vêtement traditionnel, la préparation et la présentation des plats, l’Ikebana (arrangement floral), la poterie, le Shodo (l’art de la calligraphie), la littérature et l’architecture ont tous profité aux enseignements des grands maîtres du thé.

Comme on le comprend, la cérémonie du thé est d’abord et avant tout une manifestation esthétique qui vise à atteindre la pureté et l’harmonie de l’esprit à travers le goût pour les objets aux lignes sobres et le culte de la grâce du geste retenu.

Elle représente un moment de calme et de réflexion au milieu de nos vies trépidantes. On veille à éviter que les couleurs et les bruits ne distraient pas les participants, et tous les mouvements du cérémonial sont simples et naturels.

C’est une véritable panacée pour l’homme moderne, qui à l’instar du Samouraï, savoure à travers la cérémonie thé le bonheur de vivre entièrement le moment présent.

Aucune conversation ne vient perturber l’harmonie du moment. Une atmosphère de recueillement invite à s’imprégner de la signification de chacun des gestes posés. La cérémonie du thé permet de découvrir une certaine vision du monde, le sens de la beauté et du respect de la nature.


DÉROULEMENT DE LA CÉRÉMONIE

Le rituel qui précède et suit la cérémonie du thé peut s’adapter globalement aux circonstances ainsi qu’aux hôtes qui y sont conviés. Le déroulement de la partie centrale de la cérémonie est plus immuable et ne diffère que par quelques détails selon les écoles.

Lorsque les hôtes pénètrent dans la salle de la cérémonie, ils vont d’abord admirer le Kakejiku (toile sur un rouleau vertical) ou la calligraphie qui orne le Tokonoma et qui a été choisi en fonction des circonstances ou du message symbolique à transmettre aux invités. Ils admirent aussi l’Ikebana ou le bonsaï qui s’y trouve.

Chacun se place ensuite à l’endroit qu’on lui désigne, et on leur sert des Vagashi, petits gâteaux de riz sucré. Le maitre de thé commence alors la préparation du thé vert qu’on appelle Matcha.

Le Kama, qui contient l’eau, est placé sur le Furo pour l’ébullition. En hiver, un Ra, ou foyer dans le sol, est découvert en enlevant des lattes du plancher. L’eau dans le Mizusashi (la cruche) est utilisée pour laver le Chawan (tasse à thé) ou versée dans le Kama.

Ce thé se présente sous deux consistances différentes : Koicha très épais ou Usucha plus léger. Dans les circonstances solennelles, les deux sortes de thé sont successivement offertes, alors que dans les cérémonies simplifiées, on ne sert que le thé léger. Quand on sert du Koicha, il est partagé par tous les invités dans la même tasse qu’ils se passent successivement, alors que l’Usucha est servi à chacun dans un bol individuel.

À l’aide du Chashaku, étroite cuiller de bambou, l’hôtesse prend dans un Natsue (boîte à thé) de la poudre de thé vert qu’elle dépose dans un large bol, le Chawan. Elle y verse ensuite avec une louche de bambou nommée Hishaki» de l’eau chaude qu’elle prend dans la bouilloire Kama qui repose sur le Furo. Elle agite ensuite le mélange avec un Chasen, fouet de vergettes de bambou jusqu’à ce qu’il mousse.

Tout cela est fait dans le plus grand silence, avec des mouvements mesurés et lents. Il en va de même pour les gestes de purification des ustensiles. L’hôte présente alors un Chawan successivement à chacun des invités. Chacun s’incline pour le recevoir puis prend le bol de la main droite et le place dans la paume de sa main gauche. Il le fait ensuite tourner trois fois dans ses mains pour en admirer le poids, la texture et la forme.

Après avoir bu le thé, il essuie le bord du Chawan où il a posé ses lèvres, le tourne encore dans ses mains et le rend à son hôte.

Dans un Cha-no-yu où les invités sont des connaisseurs, l’invité d’honneur demanderait maintenant à voir de plus près les ustensiles qui ont servi à la préparation du thé afin d’en admirer la beauté. Une conversation esthétique s’amorcerait alors entre les participants.

En fait, le bol à thé, la cuillère de bambou, toute cette vaisselle rituelle est parfois fort ancienne et précieuse par les souvenirs que les générations y ont attachés.

L’utilisation de ces objets de la tradition familiale et le caractère immuable du rituel donnent à l’ensemble de la cérémonie une signification intemporelle qui rappelle aux participants le sens de l’attachement à leurs ancêtres, qui ont pratiqué eux aussi la même quête du sens profond des choses à travers une symbolique dépouillée. Les Japonais y apprennent le culte de la simplicité, le respect de la beauté authentique et le sentiment du temps qui passe.


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Souvenir de voyage de Mme Micheline Bédard au Japon


PRÉSENTATION DU CHA-NO-YU

La préparation de la cérémonie du thé est tout aussi importante que son déroulement lui-même. Quelques-uns des rites qui accompagnent cette dégustation semblent avoir pour origine les rencontres que l’on suscitait entre les adversaires féodaux que l’on voulait réconcilier.

Les seigneurs devaient laisser à la porte leurs armes et trouvaient dans ces longs préparatifs le temps d’apaiser leur humeur belliqueuse. Ces réunions prirent peu à peu l’allure de cénacles où des invités brillants échangeaient des vues esthétiques en déployant aux yeux des invités le luxe de leurs collections artistiques.

L’apparition aux XVe et XVIe siècles d’une classe de riches marchands amena les shoguns à contraindre ceux-ci à ne pas paraître plus riches que leurs seigneurs. Cela ouvrit la porte à la codification stricte de la cérémonie et à la recherche de simplicité dans une optique dépouillée que l’on appelle le Zen.

C’est à l’hôte que revient le soin de choisir les invités et de préparer avec un soin infini chaque petit détail des lieux et de la décoration. L’art du maître du thé pourrait être rapproché de celui du décorateur, mais une distinction importante s’impose : il n’est pas un seul objet qui reste immobile pendant tout le temps de la cérémonie.

Le processus de sélection des ustensiles est appelé Tori-awase, littéralement prendre et agencer. Il répond à des considérations multiples. Il y a d’abord la situation : les invités, la saison, l’occasion à célébrer. Une chute de neige, une nuit de lune, l’arrivée d’un ami, une date émouvante, ou encore simplement l’envie de montrer à des connaisseurs un bel objet d’art en seront le prétexte.

Puis il y a la forme : l’harmonisation des couleurs, des textures, du dessin et de la matière des ustensiles avec les pleins et les vides de l’architecture, les jeux de la lumière et de l’ombre. Il n’y a pas de limite aux messages manifestes et cachés qu’un maître de thé imaginatif peut envoyer grâce au Tori-avase.


LE CADRE PHYSIQUE DE LA CÉRÉMONIE

« La cérémonie du thé se déroule traditionnellement dans un Cha-shitsu, une petite maison à la décoration dépouillée située dans un jardin (source: Wikipedia). »


Le cadre idéal pour recevoir des invités à un Cha-no-yu est celui d’un petit pavillon spécialement construit à cette fin et situé au milieu d’un jardin. Cette hutte rustique au toit de chaume est préférée aux salons luxueux qui ne se prêtent pas au recueillement.

La superficie de cette pièce nommée Cha-shitsu est fort réduite : quatre Tatami et demi seulement (un tatami faisant 90 centimètres sur 1,80 mètres, dimension normalisée au Japon).

La décoration intérieure en est très sobre et sans aucun artifice. Le bois est le matériau d’élection de son architecture. Il est habituellement utilisé dans sa vérité pourrait-on dire, car on en laisse voir le grain et les motifs naturels, parfois même l’écorce dans le cas des cerisiers, car la texture du matériau est un élément extrêmement important au Japon.

C’est de la voie du thé que provient l’aménagement dans la pièce d’une alcôve spéciale pour la contemplation, le Tokonoma, qui fait désormais partie du décor traditionnel nippon. C’est un grand honneur que l’on fait à des invités en leur offrant de s’asseoir près du Tokonoma.

L’allée qui conduit au pavillon et le jardin qui l’entoure doivent être arrangés de manière à suggérer, quelles que soient leurs dimensions, un paysage complet comprenant des rochers, des arbres et des étendues d’eau. Les invités attendent dans ce jardin que retentisse le gong annonçant que l’hôte est prêt à les recevoir.

Après s’être lavé les mains et rincé la bouche, ils pénètrent dans la hutte par une étroite ouverture qui les force à se baisser pour entrer, afin de les conditionner à un dépouillement de l’esprit. Au temps de la féodalité, le Cha-no-yu était destiné à apaiser la fougue et les passions guerrières. Aujourd’hui, les Japonais y retrouvent le sens de leur civilisation. Le Chado perd son sens s’il ne concerne pas la vie entière de ceux qui le pratiquent.


Une femme portant un kimono pratique la cérémonie du thé au Japon. On ne peut pas distinguer ici un style spécifique de cérémonie, mais les objets visibles sur l’image sont la bouilloire, le ro et le bol à thé. L’objet tout à droite de l’image est un morceau de bambou indiquant où s’assoit l’hôte. Ces repères prennent des formes très variées ; celui-ci est quelque peu inhabituel, mais il est un des types qui s’utilisent dans les cérémonies à l’extérieur (source: Wikipedia).


LECTURE SUGGÉRÉE
POUR LE PLAISIR DE L’ESPRIT…

Résumé : La cérémonie du thé, ou l’art de revenir à l’essentiel : le classique de K. Okakura dans une traduction actualisée, au format poche, illustré de superbes estampes de K. Hokusai. Le livre du thé fait partie de ces œuvres qui ouvrent pour le lecteur une porte sur un nouveau Monde : celui de l’Orient et de son raffinement, celui de la recherche japonaise de la perfection et de la beauté, celui de l’adéquation entre la modernité et la tradition.

Okakura Kakuzô réussit à tisser une histoire authentique de cette cérémonie, et à travers les mots de ce passeur passionné, nous découvrons la signification profonde de la Voie du Thé : le temps d’une cérémonie, nous sommes invités à plonger en nous-mêmes afin de revenir à l’essentiel.

A l’occasion du centième anniversaire de la mort d’Okakura Kakuzô (le 2 septembre 2013), « Synchronique Éditions » vous propose de redécouvrir son plus grand classique (de 1906) dans une nouvelle traduction aussi fidèle que poétique. Seize estampes de K. Hokusai en quadrichromie prolongent tout au long du texte le plaisir du lecteur, et l’invite à pénétrer dans l’atmosphère envoûtante de la Maison de Thé.

 Éditeur : Synchronique Editions – ISBN : 2917738162


Sans cérémonial, pour faire un bon thé on doit attendre que l’eau frisonne avant de la déverser…


Le Zen des pratiques erronées : ATTENTION…

Il existe sur le « marché » de la spiritualité, une panoplie de techniques et d’approches fondées sur une mercantilisation visant à attirer des personnes en recherche de bien-être et de développement personnel.

Le mercantilisme de la spiritualité fait appel à des saveurs Zen inspirantes, mais qui sont souvent très loin de produire chez le pratiquant une élévation de la conscience et les bienfaits que cela engendre. Les membres de notre Dojo ont évalué, au fil du temps, de nombreuses techniques, Mudras, Mantras, postures (martiales ou non) et positions méditatives.

Basé sur une mesure très objective, soit la capacité d’une personne à maintenir la coordination corps – esprit, il appert que plus de 80% des pratiques spirituelles actuelles circulant dans notre société sont erronées, et même très nuisibles. À l’instar des religions, ces pratiques créent des illusions de bien-être qui permettent de contrôler les pratiquants. L’objectif : les $$$…

Alors, attention aux pratiques erronées !


… Une technique populaire de méditation exécutée dans la position Agura fait appel à une Mudra qui consiste à joindre le majeur et le pouce, de chacune des mains, puis à les laisser reposer sur les cuisses, de chaque côté du corps. Dans notre société, cette Mudra exotique est mercantilisée de diverses façons et on l’associe à la zénitude et à la méditation.

J’ai eu l’occasion de tester la stabilité physique de nombreux pratiquants exécutant cette Mudra et ses variantes, dans leur méditation, et le résultat s’avère toujours le même : soit une absence de coordination corps – esprit. Ceci est causé par une gestuelle active dirigée dans plus d’une direction. Malheureusement, de telles pratiques erronées peuvent conduire à des conséquences catastrophiques sur la santé physique et mentale d’un individu.

En effet, les individus croyant s’améliorer en se livrant à de telles pratiques interrompent le flux de Ki ou d’énergie vitale au lieu de le renouveler. Dans une autre perspective, ils limitent leur conscience au lieu de l’élargir…  Tiré du livre « Ki – LE CHEMIN DE L’ÉVEIL« , p. 222.


Autre exemple : Seiza est la position traditionnelle japonaise consistant à s’agenouiller sur le sol en pliant les jambes en dessous des cuisses, tout en reposant les fesses sur les talons. Les chevilles sont tournées vers l’extérieur du corps dans une forme en « V ».

Le dessus des pieds se retrouve à plat sur le sol et les gros orteils se croisent ou se touchent. Finalement, les fesses sont descendues et trouvent appui sur les talons (ou sur un banc de méditation…).

pour adopter la position Seiza permettant la coordination corps – esprit durant la méditation ou un exercice respiratoire, les orteils doivent obligatoirement se toucher, tests de l’Art martial cognitif (AMC) à l’appui!

Pour démontrer le bien-fondé de cette assertion, un partenaire peut tester la stabilité physique d’une personne assise en position Seiza, tout simplement en lui appliquant d’une main une légère pression directement sur la poitrine (tel qu’illustré).

Si les orteils se touchent, la personne testée révèlera alors une grande stabilité physique (impliquant une profonde stabilité mentale), alors que si les gros orteils ne se touchent pas, elle tombera très facilement avec ce léger test physique, indiquant une rupture de coordination corps – esprit.

Cette instabilité physique, ou rupture de coordination, se produit aussi dans le cas  où un pratiquant utilise une Mudra erronée, comme celle consistant à joindre le pouce et l’index ou le majeur et à laisser reposer le tout sur les cuisses.

Une méditation sans coordination corps – esprit est non seulement inutile, mais peut s’avérer nuisible pour la santé mentale et physique d’une personne en plus de dissiper son énergie vitale…

Ce ne sont pas tous les bancs de méditation, même s’ils ont parfois l’air très Zen, qui permettent que les gros orteils se touchent!


Il existe également des techniques de méditation suggérant de réciter inlassablement un Mantra, c’est-à-dire un mot, une phrase, un son, avec ou sans signification, cherchant à provoquer un état vibratoire qui produira l’union de l’être avec l’énergie cosmique. Par ce rituel, on cherche à atteindre l’objet de la méditation, soit une forme de vacuité, c’est-à-dire l’état par lequel le mental ne sème aucune distorsion entre le Soi (l’être spirituel ou l’être véritable) et la conscience.

Il existe une infinité de Mantras et la seule façon d’en vérifier l’authenticité ou l’efficacité c’est de se livrer à des tests de coordination corps – esprit, c’est-à-dire à des tests de stabilité physique sur une personne en train de les réciter. Si vous vous livrez à un tel exercice, vous serez surpris de constater la faiblesse de telles pratiques.

Par exemple, un Mantra très célèbre, le « Om » (ou : « Aum » une syllabe représentant le son originel, primordial, à partir duquel l’Univers se serait structuré), ne permet pas d’emblée, pour un pratiquant, de maintenir la coordination corps – esprit.

Le dilemme associé aux Mantras c’est qu’ils peuvent insuffler au subconscient de l’information stérile et nuisible tout en maintenant un état de non-coordination, ce qui empêche l’élévation de la conscience.

Dans un autre ordre d’idées, des techniques martiales visant à contrôler physiquement une autre personne impliquent parfois de produire un mouvement d’énergie dans une autre direction ou de «rediriger», par la pensée, le flux de Ki de l’adversaire. Ces processus intangibles fonctionnent admirablement bien lorsque maitrisés. Ainsi, des principes à caractère spirituel, souvent crédibilisés par une mise en marché adéquate ou par le respect de traditions bien ancrées, peuvent arriver à manipuler de la même manière, la pensée d’autrui.

Depuis des temps immémoriaux, de nombreuses sectes, religions officielles et organisations fondamentalistes utilisent cette mécanique en exploitant allègrement l’illusion afin de piéger, sur le plan spirituel, un grand nombre d’individus. Les références spirituelles ainsi véhiculées sont souvent erronées ou incomplètes, et elles sont adaptées afin d’emprisonner l’esprit au lieu d’en initier la libération… Tiré du livre: « Ki – LE CHEMIN DE L’ÉVEIL« , p. 223.

Suivant le principe que l’esprit contrôle le corps, si on capture l’esprit d’une personne on contrôlera son corps et on sera dès lors en mesure de programmer ses comportements…

Kundalini : le super-héro en soi

Dans la tradition yoguique, on réfère à la Kundalini pour décrire l’énergie cosmique et vitale, le Ki, présent le long de la colonne vertébrale et pouvant être libérée par diverses pratiques dont celles de notre Dojo qui sont liées à la méditation et aux exercices respiratoires avec Ki. En effet, ces pratiques font augmenter le niveau vibratoire des pratiquants de manière fulgurante et durable. continuez la lecture